
Après D’Hiver Cité, un spectacle qui, 4 années durant, lui avait permis de rouler sa bosse sur l’autoroute 20 de Gatineau à Gaspé, Boucar en remet. Il revient sur scène avec un second opus, « l’Africassée », pour lequel il endosse son boubou de chanteur populaire… Beau Dommage ou la Bolduc en version wolof, ça vous met déjà en appétit, non ? En bête de scène accomplie, il déploie ainsi son art de griot tous azimuts, puise à son passé d’enfant de la brousse, rebondit l’instant d’après avec une tirade bien sentie à l’endroit de la Commission Bouchard-Taylor ou des prêcheurs fondamentalistes, au choix, pour enchaîner sur une cocasserie tirée de sa période d’intégration en sol québécois. Et qu’on se le dise : l’humour à la Boucar, c’est du sérieux, puisqu’on en rit. Parce que cet humaniste a beau traiter de sujets graves, tel la circoncision, la maladie ou la mort, ou taquiner notre susceptibilité nationale, les « toubabs, « blanc » » que nous sommes n’ont qu’à bien se tenir… assis sur leur siège, s’ils le peuvent.
Sièges réservés
Ouverture des portes à 19 h